De la Loi,

De la Justice

et de la Peine de Mort



La Peine de Mort
dans les cas de crimes graves contre la personne
et de crimes majeurs contre la communauté, l’État et l’humanité
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© Jocelyn Parent, 2007.
ISBN : 978-2-9811270-2-0
Dépôt légal - Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2009.
Dépôt légal - Bibliothèque et Archives Canada, 2009.

Présentation de l’auteur

Jocelyn Parent est un philosophe politique québécois qui réfléchit sur les questions sociales de la modernité, en vue de dépasser leurs conséquences désastreuses pour l’humanité. Il détient un baccalauréat en Science politique, obtenu à l’Université du Québec à Montréal (UQÀM), où il s’était spécialisé en analyse politique. C’est en tant que penseur de l’État, notamment du Québec moderne, qu’il se penche principalement sur les questions constitutionnelles et juridiques. Sans provenir de l’École de Francfort, laquelle prône une critique acerbe du libéralisme politique et économique, Jocelyn Parent effectue lui aussi à travers ses écrits une critique du libéralisme. Sa pensée s’inscrit en continuité de celle de cette école allemande qui a fait naître de grands penseurs tout aussi critiques.


Cet intellectuel est aussi un existentialiste à la conscience aiguisée sur les répercussions néfastes des croyances que les gens s’inventent. Sa réflexion sur l’athéisme provient de sa participation à la Commission Bouchard-Taylor, à laquelle il avait présenté un mémoire sur cette façon de saisir la vie humaine. Beaucoup de gens sont intervenus sur la religion et ses forces et faiblesses, mais sans trop comprendre l’enjeu national dont il était question, à savoir la séparation de l’État de l’Église. Ayant voulu réorienter le débat national sur la place de la religion dans l’État, l’auteur nous avait fait part de ses réflexions pour susciter de nouveau une pensée collective.


En tant que philosophe politique et pacifiste, son objectif social et politique consiste à accroître la conscientisation de ses semblables humain-e-s et de les aider atteindre la majorité politique, soit l’âge des responsabilités en tant que collectivité planétaire, collectivité qui se serait libérée des limites arbitraires qu’imposent aux humain-e-s les États. Puisque nous sommes tous et toutes de la même espèce, pourquoi être divisé-e-s en plusieurs États?, se demande-t-il. L’unité de l’espèce humaine passera donc, éventuellement, par la fin des États pour qu’il n’y en ait qu’un seul : l’humanité. Jocelyn Parent est l’un de ces philosophes dont la motivation est l’amélioration du genre humain. Cependant, les êtres humain-e-s ne sont pas encore rendus là. En attendant, il leur faut un État qui leur montrera la voix de l’unité de l’espèce. La constitution (Loi Constitutionnelle de l’État des Québécois-es, dite LCQ) qu’il a écrite répond en partie à cette création de repères sociaux vitaux, cette fois-ci par une intervention démocratiquement populaire, tout autant que politique. Cet État québécois à venir, par sa loi fondatrice, s’avère un exemple pour l’avenir, porteur de sens, de réflexion et d’espoir. Aussi, les questions sociales et politiques alimentent son implication sociale alors que la société actuelle a perdu ses repères moraux, autrefois liés à la religion.


Le combat politique et démocratique des Patriotes est-il toujours d’actualité? Cette réponse nous est donnée par Jocelyn Parent, lui qui conjugue la modernité avec les modèles républicains légués par la France de 1789 et les États-Unis d’Amérique de 1776. Jocelyn Parent ose répondre « Oui » à cette question. Non seulement il modernise les 92 Résolutions des Patriotes et de leurs confrères du Haut-Canada de l’époque, les Réformistes, mais en plus il les prolonge avec de nouvelles valeurs tout aussi républicaines, des valeurs dont le Québec a tant besoin à l’heure où il approche de son indépendance politique vis-à-vis du Canada. Souvenons-nous que les Patriotes, à leur époque, étaient les progressistes. C’est donc doublement que leurs valeurs et leurs principes s’avéraient fondamentaux et qu’ils ont toujours leur pertinence, aujourd’hui réactualisés par la présente Loi.


De plus, Jocelyn Parent est un indépendantiste convaincu que le fédéralisme canadien ne peut être réformé ni être soucieux des collectivités qu’il comprend, à savoir les francophones, les autochtones, même les anglophones. Il pense ainsi puisque le canadianisme d’Henri Bourassa et de Pierre-Elliott Trudeau n’en est pas un de la défense de la nation et de ses réalités sociologiques, la traitant comme une vulgaire communauté culturelle, ce qu’une nation ne peut être. Au nom du multiculturalisme, le canadianisme abolit toute référence nationale, voire nationaliste. Et pourtant, le Canada est une nation, comme le Québec, et les Canadien-ne-s sont un peuple comme les Québécois-es. Cette perte d’identité collective est un enjeu majeur pour l’auteur et le philosophe. « Par la réaffirmation d’une identité nationale, basée sur des valeurs partagées, nous pouvons en tant que Québécois-es nous donner l’État que nous voulons et accomplir des politiques locales et mondiales qui correspondent aux valeurs du peuple Québécois, lequel pense différemment du peuple Canadien, et ce à bien des égards. » Voilà toute la portée de cette œuvre.

Résumé de l’oeuvre

L’essai de Jocelyn Parent sur la peine de mort est le troisième réalisé à ce jour, suivant La Loi constitutionnelle de l’État des Québécois-es et Somme Athéologique. Dans cet ouvrage, il réhabilite l’usage de cette sentence de plus en plus considérée comme moribonde et en voie d’extinction dans les États libéraux et capitalistes. En abordant les thèmes de la loi et de son application judiciaire, la justice, l’auteur nous présente des arguments qui appuient la nécessité de considérer légitime et nécessaire la sentence de mort.


Cette philosophie de la sentence s’inscrit dans tout un processus éthique et moral de la gradation des sentences, lesquelles sont les résultantes d’abord des crimes perpétrés par les criminels et leur libre arbitre. Celui-ci est la pierre d’assise de la société libérale de ces derniers siècles, où ce même libre arbitre permet aux humains de s’auto-affirmer autant que de s’auto-émanciper, bref d’êtres autonomes hors des institutions, notamment l’État et la religion. De ces libertés fondamentales, l’auteur en déduit l’obligatoire responsabilité des actes de chacun.


Par les lois que nécessite toute collectivité, tout État donc, certaines actions sont illégales et d’autres hautement répréhensibles. Et puisqu’elles sont issues du libre arbitre, il n’y a pas d’échappatoire : l’être humain adulte doit prendre la pleine mesure de ses choix et en subir autant les éloges que les réprimandes. La gradation des sentences s’en trouve ainsi légitimée, laquelle se clôt évidemment par la peine de mort pour les criminels les plus dangereux, les plus nuisibles à la société, et qui sont aussi impossibles à réhabiliter. Toute cette pensée sur la responsabilisation s’inscrit donc dans une affirmation existentielle de l’État (par ses lois et sa justice) sur la volonté tout aussi existentielle du criminel. Dans ce face à face, un seul dispose de la légitimité et de la force morale du nombre à préserver tout cela, à préserver l’être- autant que le vivre-ensemble. C’est la raison d’être de l’État, concept plus que vivant au 21e siècle où les divers accords internationaux s’articulent et prennent forme et poids.


La logique philosophique de l’auteur suit des schèmes similaires à ces philosophies présentées par Beccaria (Des délits et des peines) et Montesquieu (L’Esprit des lois). Précis, analytique, incisif et documenté, l’auteur nous présente une philosophie moderne qui couvre de nombreux aspects de la justice actuelle. À cet effet, pour moderniser la peine de mort, il propose de renouveler la façon de l’appliquer et pour des raisons tout aussi imparables. Les abolitionnistes viennent de rencontrer une pensée qui va leur donner du fil à retordre.


Présentant d’abord les raisons d’être d’une collectivité humaine, donc sociale et vouée à sa préservation, l’auteur poursuit sa pensée par les lois qui peuvent unir les criminels entre eux, où les lois des seconds font inévitablement s’opposer de façon dommageable à celles précédemment édifiées et légitimes. Évidemment, toute collectivité va nécessairement favoriser ses propres lois avant celles des criminels, cherchant à les juger pour crimes. Mais certains criminels préfèrent ne pas s’ouvrir à la réhabilitation qui leur est fournie par la société. Viendra la nécessité de prendre une décision sur la place à leur accorder dans l’espace humain, politique et économique.


La loi et la justice culminent donc dans l’emprisonnement et les réflexions que nous pouvons en faire aujourd’hui, suite à quelques siècles de mise en pratique. Le système correctionnel, tel qu’il est conçu aujourd’hui, ne répond que partiellement à la nécessité de réhabilitation. Certains individus acceptent de se réhabiliter, d’autres s’y refusent et certains ne le peuvent tout simplement pas. Faut-il garder en vie, et de quelle manière, ces irrécupérables? Cet essai se veut aussi une réponse à cela.


Voilà une contribution de plus pour le genre humain, visant à accroître son édification sur des sujets sensibles mais qu’il faut néanmoins traiter. Tout cela bien sûr en vue de favoriser un débat de raison, voulant mettre de côté une émotivité qui n’apporte jamais rien d’utile, dont beaucoup de démagogues se font les porte-voix...

Se procurer le livre

Vous pouvez vous procurer le livre de l’auteur en lui écrivant un courriel (ledeontologue@hotmail.com).



De la Loi, de la Justice et de la Peine de Mort est un essai de 387 pages.



Autres Essais disponibles de l’auteur :
Somme Athéologique est un essai de 265 pages.



Écrits Politiques 2007-2008 : Essais et Articles dans la politique est un essai de 90 pages.